Dakhla: ses cafés, ses gens, ses commerces
December 19th, 2007 Posted in Maroc, Plein Sud
La nuit a été bonne, enveloppé dans dans mon duvet. Un grand soleil m’a sorti de mon sommeil. L’hotel n’est pas en bon état, la chambre est
humide, mais tant que y a pas de cafard çà me va.
Le petit dej, je l’ai pris à la terrasse d’un café en ville, près d’une promenade amménagée face mer avec quelques restaurants et cafés peuplés d’habitués sahraouies. Rapidement je fais connaissance avec Nema, un sahraoui sympathique, en pantalon à pince et chemise à rayures. Impossible de voir ces yeux, cachés par des lunettes de soleil sarkozyste. Très vite il se montre virulant à l’encontre du Maroc. Il a voulu connaitre mes positions sur le conflit Saharo-marocain… In n en saurat rien. Dans de telles j’ai appris à rester zen et diplomate. Je le laisse parler, mais ne prends pas position sur un sujet où je n’ai pas de légitimité, face à un inconnu sur la place publique.
Nema insite… Il me montre qu’il est instruit par la radio et TV5. De 15 ans mon ainé, il me paternalise, accuse ma jeunesse, et mais que “‘il me comprends”. Je le tempère, il n’insistera plus.
Au fur et à mesure de nos conversations, plusieurs locaux se sont assis rapidement à la table, histoire de prendre des nouvelles de la “situation” me dira-t-il, puis s’en sont allés.. Ca y est, j’imagine Nema le berger (son métier) mais aussi leader guerrieros pour le Front. Ces amis sont interessants,et en quête d’investisseurs, ils travaillent dans le business local. J’ai droit à la plaquette A4 de la société…
Flaté, j’ai conservé la brochure, remarque les terminologies très “Globish”, à la sauce marketing façon “custommer driven business”, et autres “intensive quality”. comprendra qui veut.
Lorsque ses compagnons d’armes sont là, je les délaisse, et papotte à mon tour avec mon voisin de gauche, un irlandais, compagnon d’aventure rencontré dans le bus.
Lui c’est Steven Reid, infirmier, électron libre sous contrat pour la NHS (sécu anglaise) et d’autres sociétés en Angleterre et Norvège. Une 40taine d’années, tondu à la bartez, plutot trapu avec un accent “pure Irish”. Excellent. Signe particulier : il ne pipe pas un mot de français et a déjà pas mal barouder en afrique. Exemple vivant que c’est possible ! …Donc Steven est devenu mon ami. Pour la vie non.. juste le temps d’un “lift” jusqu’à la frontière. Après nos chemins se sépareront. Peut etre.
Je salue Nema et ses amis et m’en vait à la découverte de Dakhla.
Mes impressions sur Dakhla :
Dakhla est une ville du bout du monde, posée sur une péninsule de 35 km de long avec d’un coté l’océan et de l’autre un golf donnant sur le continent africain. On dirait une ville nouvelle, construite à la façon d’un jeu de dames. Des rues perpendiculaires, des batiments béton gris peints à la va-vite. Cette partie de la ville est sans charme. En avançant d’avantage vers le sud, la ville change un peu. Les rues s’entrecoupent, les maisons sont mieux tenues, Il y a d’avantage de petits commerces. Et ce soir, ca
grouille de monde. Les gens achètent car c’est la fête ce vendredi a Dakhla. C’est la “fête du Mouton” me disait-on à Marrakech. Effectivement, dans les boutiques, les menagères ont un choix large de grilles à barbecue, et en plats à tagine. Ailleurs, Les pierres à aiguiser les couteaux se font entendre sous les yeux ébahis des petits… Visiblement çà sent le carnage. Vendredi ce sera “couique couique le mouton” Paix à leurs ames..
Demain nous partons pour la frontière. Fini l’autocar grand tourisme… Le transport a été négocié dans le lobby d’un petit hotel auprès du receptioniste plein de ressources. Nous partirons donc pour Noadhibou, avec des transporteurs mauritaniens. Noadhibou, première ville après la frontière. Ca sent le voyage en camionnette à plein nez… Une fois sur place, il faudra gérer le visa que je n’ai pas encore.
Ce soir, je prendrais soin d emporter vivres, fruits secs et eau… et si dans 3 jours vous n entendez pas parler de moi… Call Sarkozy qu’il délaisse un peu Carla Bruni pour qu’il vienne me récuperer, s’il vou pli’.
j4- depuis un cyber super lent
à Dakhla sous la pluie
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