point de vue d un philanthrope anémophile… ré-implanté en angleterre

Bus au départ pour Bobo…retardé

February 5th, 2008 Posted in Mali, Plein Sud

Comme convenu, je me présente à 15h devant mon homme. Un peu déconfit, il me dit qu’il n’y a pas de bus pour Bobo, mais qu’il y en aura un demain. J’ai du mal à le croire.

Je dois sortir d’ici et vite. Je tourne en rond depuis 24h, que je deviens haineux et manque de poignarder à coup de cuillère à soupe le moindre malien qui me propose “en ami” un tour en pirogue…  je dois absoluement sortir de Mopti.  J’insiste donc pour qu’il me trouve une solution.

15h15, il m’amène en moto dans une gare voisine à Mopti. nous achetons avec son argent un billet pour Koutiala, ville du sud du Mali sur un axe routier entrant au Burkina. De là, mon homme m’affirme que je pourrai prendre d’autres transports pour le Burkina. Le départ est, me dit-on,  “imminent“. Cà tombe bien, j’ai à nouveau envie d’un trucider un. 16h15, j’attends toujours. Signe d’espoir pourtant, on charge le bus Mercedes-Benz baptisé “Boeing 707″  grace au décalco judicieusement placé sur la calandre. Je patiente, me promène dans les ruelles du marché voisin, je ne suis pas dérangé. Je ne sais quoi faire… Le soleil commence à plonger. 18h20, nous partons enfin et attendrons à nouveau en gare de Sévaré pendant 1 bonne heure.. après seulement 10km au compteur. Nous attendrons 1h30 de plus; mais cette fois en bordure de route à cause d’une panne électrique. Les phares ne veulent plus coopérer. L’envie me prend alors de rentrer à Mopti en stop, et de recommencer demain… Pas la peine de s’acharner, je ne partirai pas aujourd’hui… Les lumières de la ville ne sont pas loin. C’est jouable.

Finalement tout rentre dans l’ordre, nous repartons. coiffé de ma cheich et de mes boules Quiès, j’arrive à trouver un peu de sommeil. A 4h30 nous atteindrons Koutiala.  Fraîchement réveillé, le sac sur le dos, je suis prêt à affronter le bitume à la recherche de mon second transport pour Bobo. Un policier, gracieusement monté à bord en cours de route,  me conseille de poursuivre jusqu’à Sikasso (le terminus de mon bus). J’aurai plus de chance de trouver un transport là-bas qu’ici.

Sikasso en vu à 7h30. A la gare routière, je traverse la rue et trouve un autre véhicule pour “bobo” dont le départ est également “imminent“. Je crois à la formule de circonstance pour convaincre le client de lacher les billets. Car en général, un véhicule collectif ne part que s’il est plein. Or je suis le seul client.

Je vais donc prendre un petit-déj, à base de pois rouges et de bananes frites (150 fcfa) dans une gargotte pas loin.  Je remonte seul dans mon taxi brousse. Je paye les 4000 fcfa (40ff), il est 8h30 et je suis bien le seul client…  C’est encore loin le Burkina ?

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